Conserver l’arctique pour le futur

Le premier et plus tangible effet du réchauffement climatique est la fonte de la glace de l’océan Arctique. Les communautés nordiques et plusieurs espèces animales sont déjà affectées. Le rôle que choisira de jouer le Canada pour la conservation de l’Arctique sera le plus important legs de toute une génération au reste du monde.

Le Canada abrite plus du quart des eaux et territoires de l’Arctique. Plus de 70% de tous les ours polaires au monde y vivent. L’Arctique canadien est administré par les gouvernements inuits à la suite de traités leur rétrocédant leurs terres ancestrales signés au cours des dernières trente années. Les communautés inuites subsistent encore grâce au caribou, à l’ours polaire, au bœuf musqué et au phoque annelé, comme ils l’ont fait pendant des siècles.

Experts du WWF

 / ©: Andreas Hofweber
Martin von Mirbach
Directeur, programme pour l’Arctique
 / ©: Lee NARRAWAY / WWF-Canada
Sea ice on the shores of north Baffin Island, Nunavut, Canada.
© Lee NARRAWAY / WWF-Canada

Les resources de l’Arctique

Notre Arctique regorge de ressources. Environ le quart des réserves mondiales de pétrole se trouvent dans le cercle polaire Arctique et les sites les plus prometteurs pour l’exploitation sont les mers de Beaufort et Chukchi. Des gisements d’or, d’argent, de plomb, d’uranium, de fer, de cuivre et de zinc se trouvent aussi partout dans l’archipel Arctique. Ces ressources deviennent maintenant plus accessibles en raison de la fonte rapide de la glace et des avancées de l’industrie maritime. Il y a donc un intérêt croissant pour procéder à leur exploitation.

Le défi auquel nous sommes confrontés est de préserver les espèces de l’Arctique et ses écosystèmes dans une région qui se réchauffe rapidement, tout en assurant que les communautés locales pourront continuer à y vivre de façon durable.

 / ©: Paul Nicklen/National Geograhpic Stock/WWF-Canada
Narwhal in Nunavut, Canada
© Paul Nicklen/National Geograhpic Stock/WWF-Canada

Sur la piste des narvals

Le WWF-Canada a travaillé avec une équipe de 15 personnes pour munir 7 narvals de colliers émetteurs par satellit au nord de l’ïle de Baffin (Cette section est en anglais)
 / ©: Dave Burkhart / WWF-Canada
Mining oil sands in Alberta, Canada
© Dave Burkhart / WWF-Canada

Le travail du WWF

Le WWF a pour vision un Arctique protégé qui réussit à s’adapter aux changements climatiques. Le WWF-Canada a accueilli dans ses bureaux d’Ottawa le programme du WWF international pour l’Arctique. Ce programme regroupe des employés à Oslo, en Norvège, et à Gland en Suisse et gère des opérations sur le terrain en Alaska, en Russie, en Suède, en Finlande, en Norvège et, bientôt, au Groenland. Au Canada et à l’international, le WWF poursuit trois objectifs distincts:
  1. Promouvoir des solutions de gouvernance mondiale en adoptant des standards élevés de conservation de l’Arctique.
  2. Créer un plan de conservation fondé sur la science afin d’identifier ce qui doit être conservé dans l’Arctique afin que les espèces animales qui y vivent puissant survivre.
  3. Établir des partenariats avec des leaders responsables de l’industrie afin de démontrer qu’il est possible de continuer les activités minières, maritimes et de pêche, d’exploiter le pétrole et le gaz au bénéfice des communautés locales et en respectant et en renforçant l’intégrité des écosystèmes de l’Arctique déjà assiégés par les changements climatiques.

Réchauffement climatique, hivers plus rigoureux

À l’avenir, des hivers froids et enneigés seront la règle dans plusieurs régions de l’Amérique du Nord, de l’Europe et de l’Asie au fur et à mesure que l’océan Arctique se réchauffe.

Apprenez-en davantage sur l’Année polaire Internationale :

http://environmentalresearchweb.org/blog/2010/06/polar-vision-meets-eurovision.html

http://www.canadainternational.gc.ca/norway-norvege/eyes_abroad-coupdoeil/ipy-api.aspx?lang=fra

Un forage désastreux

Il y a un an, le monde témoignait avec horreur du déversement de 4,9 millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique.

Un déversement dans les eaux canadiennes serait encore pire.

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