Le Dernier refuge de glace | WWF-Canada

Le Dernier refuge de glace

 
 
	© Students on Ice-WWF

Qu’est-ce que le Dernier refuge de glace?

Une seule région en Arctique devrait pouvoir conserver sa banquise d’été jusqu’en 2050. C’est le Dernier refuge de glace.

C’est au moyen de modélisations très sophistiquées de la banquise que l’on a délimité cette région du Haut-Arctique canadien et du Groenland, l’endroit où l’on estime que la banquise résistera le plus longtemps aux assauts du réchauffement climatique de la planète. Cette région constituera effectivement un refuge vital pour la faune et, partant, pour les communautés qui dépendent de ces espèces, au cours des années à venir.


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Le Fonds mondial pour la nature travaille actuellement à regrouper les connaissances traditionnelles et scientifiques dans le cadre d’un effort visant à assurer l’avenir à cette région, confrontée non seulement au réchauffement climatique accéléré, mais à un développement industriel accru en Arctique. 

Où est-il, ce Dernier refuge de glace?

La carte montre l’étendue de la banquise saisonnière que l’on prévoit perdurer en 2050, depuis le pôle Nord. On voit que la prévision est mince : il ne restera plus qu’une bande de glace dans le nord du Canada et du Groenland, tout le reste aura fondu.


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Prévoir pour assurer un avenir au Dernier refuge de glace

Maintenant que nous savons à quel point cette région sera essentielle à la survie des espèces vivant des glaces, il est temps d’étudier les diverses options de gestion du Dernier refuge de glace. Le WWF travaille avec les communautés et les scientifiques afin de mieux connaître et comprendre cette région afin de fonder cette planification sur des bases solides.


© Martin Von Mirbach - WWF-Canon

Le WWF travaille avec des organismes de gestion du Nunavut afin de produire de l’information et des stratégies de gestion de la région. Nous soutenons également la recherche dans divers domaines – de la création d’une nouvelle carte des polynies (zones d’eaux libres entourées de glace) à l’analyse de diverses modélisations des glaces et leurs effets sur l’habitat des ours polaires et des cétacés occupant ce territoire.

Des discussions réunissant des individus et organismes du Nunavut et du Groenland sont également en cours sur le Dernier refuge de glace. Ces rencontres favorisent la mise en commun des connaissances acquises auprès des autres États arctiques, et l’exploration des meilleures approches de gestion collaborative de cette région d’une importance vitale.


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Projets en cours dans le Dernier refuge de glace

Étude de l’habitat des espèces vivant sur la banquise

L’ours polaire chasse et élève ses petits sur la banquise, et les baleines de l’Arctique y trouvent protection et nourriture. Que feront ces espèces à mesure que fondra et changera leur territoire de glace? Le WWF travaille avec des partenaires – notamment l’université de l’Alberta et le ministère de l’Environnement du Nunavut – à tenter de cerner comment le bouleversement des habitats que constitue la banquise influera sur la répartition des ours polaires dans l’Archipel arctique. Nous menons également des travaux en partenariat avec l’université du Manitoba et le ministère fédéral des Pêches et Océans, afin d’en apprendre davantage sur les conséquences du changement d’état des glaces sur l’habitat et la répartition des baleines en Arctique.


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L’expert du WWF

 
	© Paul Crowley
Paul Crowley
L'expert du WWF

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Vous avez le pouvoir d’aider à changer les choses en Arctique. Faites un don au WWF-Canada et soutenez son action en conservation du Dernier refuge de glace. Nos scientifiques sur le terrain recueillent toute l’information disponible et élaborent un plan d’avenir réalisable afin que la vie puisse continuer de foisonner en Arctique. Nous avons besoin de vous pour continuer notre travail.

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© Vicki Sahanatien

L’importance de la banquise

La banquise est à la source de la vie marine en Arctique. Vous voulez en savoir plus sur les différents types de glaces de mer, et en comprendre l’importance vitale pour l’Arctique et pour le reste de la planète?

Pour en savoir plus

Le projet RACER, un nouvel outil pour une meilleure planification

Le WWF mène de front plusieurs recherches sur divers enjeux auxquels est confronté l’Arctique. L’information recueillie dans le cadre de ces recherches est ensuite utilisée pour analyser la résilience des écosystèmes marins dans le Dernier refuge de glace, grâce à un outil d’évaluation de la résilience de l’écosystème arctique mis au point par le WWF, appelé RACER (Rapid Assessment of Circum-Arctic Ecosystem Resilience). Les résultats de l’analyse serviront de base à la planification à long terme de la conservation en Haut-Arctique.

Allez voir comment le programme RACER nous permet d’intervenir rapidement face aux enjeux de l’Arctique (lien vers le WWF-International)
(en anglais seulement)

Cartographier les trous dans la glace

Il est tout aussi important de savoir où les glaces disparaissent que de bien délimiter là où elles perdurent. Voilà pourquoi le WWF apporte son appui à un projet de cartographie des polynies à travers l’Arctique canadien qui mettra à jour des données aujourd’hui désuètes. Les polynies sont des espaces d’eaux libres entourées de glace, parsemés à travers le territoire arctique. Ces espaces constituent des habitats essentiels pour les mammifères et oiseaux marins, mais les cartes de polynies dont nous disposons sont anciennes. La nouvelle carte à laquelle nous travaillons est dressée au moyen d’images satellites qui nous en apprennent beaucoup sur la position et les caractéristiques de ces polynies. Ces données nous aideront à mieux comprendre la résilience des polynies face au réchauffement climatique, et l’impact potentiel sur les espèces qui en dépendent. 

Sur la piste des espèces fauniques

L’Arctique canadien est un territoire aussi vaste que rude et, les études sur le terrain y étant ardues, les espèces qui y vivent figurent parmi celles que l’on connaît le moins dans le monde. La technologie moderne permet heureusement de remédier à cette situation, et les scientifiques canadiens sont maintenant sur le terrain et étudient des espèces autrefois inaccessibles telles que l’ours polaire, la laimargue atlantique et le narval. Le WWF travaille en étroite collaboration avec plusieurs partenaires et soutient des projets de pistage qui nous en apprennent davantage sur les déplacements de ces espèces et sur les saisons de déplacements, les distances parcourues et à quels endroits leur parcours migratoire rencontre l’activité humaine. Les outils de pistage nous aident également à mieux comprendre les habitats de ces espèces et à en apprécier l’importance.


(en anglais seulement)

Le marquage des animaux pour en suivre les pérégrinations n’est cependant pas notre seul outil. Le WWF, l’université du Minnesota, le ministère de l’Environnement du Nunavut et les services géologiques des États-Unis travaillent ensemble à d’autres méthodes de suivi de la faune – par exemple, un outil d’imagerie satellite à haute définition est actuellement à l’essai en vue d’un dénombrement des ours polaires. Cette nouvelle méthode pourrait aider à fournir des données entre deux relevés plus intensifs – et coûteux – des populations d’ours polaires.

Pour une cohabitation pacifique des collectivités et des ours polaires

Les bouleversements de son habitat poussent l’ours polaire – contraint à passer plus de temps sur la terre ferme – à s’approcher davantage des communautés, et ce nouveau mode de partage du territoire pose un danger pour les gens comme pour les ours. C’est afin de contrer ce risque croissant que le WWF-Canada, Parcs Canada, le ministère de l’Environnement du Nunavut et BearWISE se sont réunis pour mettre sur pied un nouveau programme de formation en prévention de conflits avec les ours polaires dans le Nunavut. Ce programme, qui a vu le jour en novembre 2013, aidera les communautés nunavummiutes à éviter les risques liés aux rencontres avec un ours, et contribuera ainsi à une meilleure protection des gens et de leurs biens ainsi que des ours eux-mêmes.

Pour en apprendre davantage sur la faune arctique


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L’expertise locale, un atout de taille

Le WWF travaille en collaboration avec le Conseil circumpolaire inuit et les communautés à recueillir le savoir ancestral sur la région du Dernier refuge de glace. La mise en commun des renseignements colligés dans le cadre de recherches scientifiques et du savoir traditionnel local ouvre la voie à un avenir positif pour le Dernier refuge de glace, car ce n’est que par l’utilisation de toute l’information disponible qu’une saine planification de la gestion de cette région pourra être effectuée.

Protéger les régions ayant une grande valeur pour la conservation

Le WWF-Canada appuie l’action des Inuits pour la création d’une aire protégée du détroit de Lancaster et a lancé une carte interactive pour sensibiliser sur l’importance de cette région. Le détroit de Lancaster est un écosystème arctique unique au sud du Dernier refuge de glace, qui possède des richesses