Faune arctique | WWF-Canada
 
	© Steve Morello / WWF

Faune arctique

Exemple d’adaptation à la vie sur la glace

L’évolution des espèces, un phénomène qui, au fil des siècles, a permis aux espèces vivant en Arctique, comme l’ours polaire et le narval, de s’adapter parfaitement à la vie sur les glaces et de nous ébahir par leur vitalité dans un environnement aussi inhospitalier. De fait, ces espèces comptent très peu de prédateurs, et guère plus de compétiteurs.

Après des millénaires d’évolution et d’adaptation, voici que le réchauffement climatique évolue, lui, deux fois plus rapidement en Arctique que partout ailleurs sur la planète, et que la couverture de glace, qui se modifie à vitesse grand V – en épaisseur comme en superficie – se réduit comme peau de chagrin. Et tout cela se passe trop rapidement pour que ces espèces aient le temps de s’adapter.

Plus l’Arctique se réchauffe et se transforme, plus grand devient le risque pour les baleines, phoques, morses et ours polaires. Ces espèces jouent un rôle essentiel au bon fonctionnement de l’écosystème, et sont étroitement liées à la culture et à l’économie de subsistance des communautés nordiques vivant traditionnellement de la chasse. Nous devons envisager les moyens de réduire les effets du réchauffement climatique et de l’activité humaine sur la faune arctique avant que les dommages deviennent irréparables. C’est maintenant qu’il faut agir pour préserver ces espèces emblématiques du Nord et essentielles à sa survie.
 
 / ©: Paul Nicklen/National Geographic Stock / WWF-Canada
A narwhal (Monodon monoceros) rising through seal holes and rotten ice to catch a breath in the Arctic, Canada. 
© Paul Nicklen/National Geographic Stock / WWF-Canada

Le Canada, pays de la majorité des ours polaires dans le monde

Le Canada a un rôle de premier plan à assumer en ce qui touche à la conservation de la faune arctique. Pays dont le territoire comprend la deuxième plus grande superficie arctique, le Canada est riche d’immenses régions abritant des écosystèmes pratiquement vierges, sans parler des plus grandes populations d’ours polaire, de bélugas, de narvals et de baleines boréales de la planète. Cette richesse nous offre l’extraordinaire chance – et la non moins extraordinaire responsabilité – d’élaborer et de réaliser des plans de gestion et de développement responsables et durables de cet immense territoire, afin d’en préserver la vitalité de la nature et de sa faune.
 
 / ©: Steve Morello / WWF-Canon
Polar bear (Ursus maritimus) walking on sea ice, Spitsbergen, Svalbard, Norway. 
© Steve Morello / WWF-Canon

Conservation de la faune arctique

La première chose à faire pour aider à préserver les espèces arctiques est de ralentir le rythme du réchauffement climatique, afin de minimiser son impact sur l’écosystème auquel elles sont adaptées.

Parallèlement, il nous faut cerner les zones particulièrement importantes pour la résilience de l’écosystème – aujourd’hui et demain – et adopter les mesures qui s’imposent pour préserver cette résilience. Il faut également réduire l’impact des nouveaux facteurs de stress sur les espèces, particulièrement les sources de stress issues d’un développement industriel réalisé sans planification adéquate.
 
 / ©: National Geographic Stock / Paul Nicklen / WWF
Greenland shark, Lancaster Sound, Nunavut, Northwest Territories, Canada. 
© National Geographic Stock / Paul Nicklen / WWF

Sur la piste des espèces arctiques

La cartographie des zones les plus importantes aux espèces fauniques est à la base d’une saine planification de l’avenir de l’Arctique. Il faut, en effet, savoir où les diverses espèces se rendent pour se nourrir, s’accoupler, mettre bas et élever leurs petits. Or l’Arctique est immense et peu peuplé, ce qui rend la tâche ardue et l’information difficile à trouver.

Le savoir traditionnel des peuples autochtones est extrêmement précieux, car il cumule une riche information transmise de génération en génération. Aujourd’hui, les technologies de pistage permettent de recueillir assez facilement des sommes imposantes de renseignements sur les allées et venues des animaux, les divers endroits qu’ils fréquentent pour combler différents besoins.

Le WWF-Canada apporte son appui à divers programmes de pistage – ours polaires, narvals, laimargues atlantiques et baleines boréales.

L’expert du WWF-Canada

 
	© WWF-Canada
Pete Ewins
Cadre supérieur, programme Espèces
 
	© Peter Ewins / WWF-Canada
A man preparing meat at a country food market in Sisimiut, Greenland.
© Peter Ewins / WWF-Canada

Des gens et des bêtes

Les habitants – humains – du Nord ont un lien très intime avec le climat et la faune arctiques. Non seulement ils partagent cet immense territoire avec des espèces emblématiques depuis des milliers d’années, c’est leur survie même qui dépend de ces espèces. Les communautés nordiques ont accumulé au fil des générations un savoir très étendu des écosystèmes arctiques dont ils ont à cœur de préserver la vitalité. Voilà pourquoi le WWF-Canada travaille souvent en partenariat avec les communautés à la réalisation de divers projets – mise en commun des connaissances, collaboration pour la surveillance des déplacements ou migrations des espèces fauniques, réduction des conflits entre humains et ours polaires, et évaluation des niveaux de toxicité de diverses espèces locales.

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