La baleine noire de l’Atlantique Nord | WWF-Canada
 
	© Canadian Whale Institute /Yan Guilbault /WWF-Canada

La baleine noire

Un géant fragile

Plus de 70 % des baleines noires de l’Atlantique Nord portent des cicatrices infligées par leur empêtrement dans du matériel de pêche. Celles qui survivent, bien sûr, car plusieurs en meurent.

Or il ne reste plus que 450 baleines noires, ce qui rend absolument indispensable le travail que mène le WWF-Canada avec les pêcheurs et les scientifiques pour sauver ces fabuleux mammifères.
 

Le travail du WWF-Canada

Depuis près de 20 ans, le WWF-Canada travaille à assurer la protection de la baleine noire, dont la population affiche maintenant une légère progression mais demeure menacée par l’activité humaine. Notre travail doit porter sur les dangers qui menacent la baleine et causent une grande souffrance et, trop souvent, la mort – l’empêtrement dans du matériel de pêche.
 
Le WWF-Canada réunit tous ceux qui peuvent sauver la baleine noire – les pêcheurs et les scientifiques. Personne ne veut assister à la disparition de cet animal fabuleux, et le WWF-Canada offre aux pêcheries un forum d’où pourront éclore des solutions aux menaces qui pèsent sur l’espèce.

L’on constate déjà des progrès. Ainsi les pêcheurs de homard du sud de la Nouvelle-Écosse ont mis en place des pratiques volontaires qui réduisent les risques d’empêtrement. Cette vidéo nous montre ce qu’ils ont fait :



La baleine noire de l’Atlantique Nord a été surexploitée à l’époque des grands baleiniers. L’espèce se meut lentement, elle se tient à proximité des terres et, une fois abattue, son corps flotte en surface, ce qui en a fait bien sûr la proie par excellence – et très rentable – des pêcheurs. Une seule baleine pouvait fournir jusqu’à 70 barils de graisse pour les lampes et la lubrification de machines, et leurs longs fanons (leurs dents) ont servi à la fabrication de sommiers, fouets et de renforts pour les corsets.
 
L’on pense que la population de baleines noires a déjà compté de 5 000 à 10 000 individus, mais dès la fin des années 1880, les baleiniers avaient mené l’espèce au bord de l’extinction.
 
Les menaces qui pèsent sur elle aujourd’hui sont différentes, mais tout aussi graves – collisions avec des navires et empêtrement dans du matériel de pêche sont aux premiers rangs de ces dangers. Il faut protéger cette population d’à peine 450 individus, sans quoi elle disparaîtra pour toujours.
 
Le travail de conservation de la baleine noire de l’Atlantique Nord que mène le WWF-Canada est réalisé grâce à l’appui du Programme d'intendance de l'habitat pour les espèces en péril du gouvernement du Canada, du groupe CSL inc., Fred et Elizabeth Fountain et la Fédération canadienne de la faune.
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	© © PCCS/PCCS-NOAA permit 633-1763 / WWF-Canada
Baleine noire de l’Atlantique Nord et son baleineau
© © PCCS/PCCS-NOAA permit 633-1763 / WWF-Canada
Nom scientifique : 
Eubalaena glacialis
Longueur : 18 mètres
Poids : 50-70 tonnes
Vitesse de croisière : 8 km/h
Territoire : océan Atlantique, le long des côtes de l’Amérique du Nord 

La baleine noire est migratrice. Elle vient se nourrir dans les eaux nordiques riches en nutriments – notamment les habitats essentiels des bassins Grand Manan et Roseway au large de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick, la baie de Cape Cod et le Grand chenal Sud – et descend mettre ses petits au monde dans les eaux plus chaudes au large de la Floride et de la Georgie.

Statut
COSEPAC : en voie de disparition
UICN : en danger

Population
450 individus

Le saviez-vous?

On a observé un baby boom dans la population de baleines noires de l’Atlantique Nord en 2009 : 39 baleineaux sont nés, ce qui représente le plus grand nombre de baleineaux jamais notés par les scientifiques!