Changements climatiques

Les effets
Le réchauffement du globe constitue le plus grand péril pour notre planète.

Le globe subit en ce moment le réchauffement le plus rapide des 10 000 dernières années. Les années 1990 ont été les plus chaudes du dernier millénaire. Plus le réchauffement augmente, plus ses effets se font sentir partout sur la planète : des plus hauts sommets au plus profond des océans et de l’équateur aux pôles.

La température moyenne du globe a augmenté d’environ 0,7 °C au cours du dernier siècle. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat estime que la température du globe pourrait augmenter de 5,8 °C d'ici 100 ans.

Les hausses de température ont à la fois des effets directs et indirects sur nos systèmes climatiques. Lorsque les températures augmentent les calottes glacières et les glaciers fondent, les niveaux de la mer s’élèvent, les courants marins sont perturbés et les forêts et les zones humides s’assèchent.

Populations en péril

Les conditions météorologiques exceptionnelles s’intensifieront, seront plus fréquentes et dureront plus longtemps. Les exemples bouleversants s’accumulent : en Europe, la vague de chaleur du mois d’août 2003 fut la plus chaude des 500 dernières années, causant, en France seulement, la mort de près de 15 000 personnes.

Des millions de personnes partout dans le monde habitent à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer. Si le réchauffement du globe entraîne la fonte des nappes glacières de l’Arctique et de l’Antarctique, le niveau de la mer pourrait s’élever de plus de 7 mètres. Certains États insulaires pourraient disparaître complètement.

Le réchauffement du globe fait fondre les glaciers partout dans le monde, menaçant des millions de personnes d’inondations, de sécheresses et de pénuries d’eau potable.

La nature et les espèces en péril

Les scientifiques ont révélé que les changements climatiques pourraient causer l’extinction de plus d’un million d'espèces terrestres au cours des 50 prochaines années. Les ours blancs, notamment, pourraient disparaître au cours des 100 prochaines années en raison de la disparition de la quasi-totalité de leur habitat.

Partout dans le monde, les récifs de coraux sont endommagés par la température anormalement élevée des océans. Leur dépérissement entraîne à son tour la disparition d’un habitat essentiel aux poissons, aux éponges et aux tortues marines, ainsi que du moyen de subsistance de milliards de personnes.

Le rythme élevé du réchauffement du globe met en péril le tiers des forêts de la planète, ainsi que les oiseaux, les grenouilles, les mammifères et les autres êtres vivants qui dépendent de la forêt pour leur survie.

Le Canada en péril

L’Arctique canadien se réchauffe plus rapidement que toute autre région de la planète. La température de certaines régions a déjà augmenté de 3 à 4 °C au cours des 50 dernières années. Près d’un million de kilomètres carrés de glace marine ont déjà disparu, ce qui pose un sérieux problème aux phoques, aux ours blancs et à l’ensemble des communautés arctiques.

Les conditions climatiques qui conviennent aux forêts existantes se déplacent trop rapidement et trop loin vers le Nord pour que les arbres puissent s’adapter. Dans l’impossibilité de migrer et de coloniser les territoires plus au nord en temps opportun, d’importantes essences commerciales seront laissées pour compte, sur place, même si les conditions climatiques ne leur conviennent plus. Dans des conditions aussi hostiles, ces arbres perdront probablement de leur productivité et deviendront plus vulnérables aux maladies, aux parasites et aux incendies.

Le niveau de l'eau des Grands Lacs s'est abaissé et continuera à le faire, avec, pour résultat, l’assèchement des petits ruisseaux, la réduction des zones humides, une eau de moins bonne qualité et une quantité réduite d'eau disponible pour la production d'hydroélectricité, une énergie plus propre.

Si le réchauffement du globe augmente de 2 °C, une partie des eaux canadiennes de l'Atlantique se réchauffera de 1,5 à 2,2 °C, ce qui forcera certaines espèces, qui y ont toujours vécu, à s'entasser dans des zones habitables de plus en plus restreintes. Par ailleurs, certaines espèces exotiques répandues dans les eaux du Sud pourraient trouver refuge dans l'Atlantique canadien, y chassant les espèces existantes et perturbant l’équilibre écologique.