Menaces | WWF-Canada
Lobster fishermen develop a code to protect right whales. 
	© Helen JONES / WWF-Canada

Menaces

Pendant des siècles, nous avons considéré les océans comme des sources inépuisables de nourriture, des voies de transport fort utiles, et des dépotoirs accessibles et si vastes que nous ne craignions pas de leur nuire par notre présence et nos activités. Mais ces activités, justement, et particulièrement au cours des dernières décennies, ont fini par pousser nos océans aux limites de leur capacité.


Surexploitation

La zone nord-ouest de l’océan Atlantique est connue surtout en raison de l’effondrement, au début des années 1990, des stocks de morue, une espèce autrefois si abondante et qu’on avait cru inépuisable. L’épuisement des populations de cette importante espèce a bouleversé le réseau alimentaire, et appauvri un écosystème qui est maintenant moins résilient face à d’autres menaces – le réchauffement climatique, par exemple. La plupart des populations de morue ne se sont pas rétablies, en dépit du moratoire en vigueur depuis plus d’une décennie. L’industrie de la pêche s’est tournée du côté des invertébrés – homard et crabe – dont certaines populations montrent maintenant elles aussi des signes d’appauvrissement.

L’expert du WWF

 
	© WWF-Canada
Robert Rangeley 
Vice-président, région de l’Atlantique
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© Rudolf Svenson / WWF

Prise accessoire

L’industrie de la pêche désigne par prise accessoire la capture accidentelle d’espèces non recherchées, qui représente une menace réelle à la biodiversité dans l’Atlantique du Nord-Ouest. De fait, les prises accessoiressont responsables du déclin de nombre d’espèces non commerciales — le loup à tête large, entre autres – et font obstacle à la reconstitution des stocks de morue et autres espèces commerciales épuisées. En 2003, ce sont pas moins de 5 400 tonnes de morue du sud des Grands Bancs – soit 90 pour cent de la population restante – qui ont été capturées accessoirement par les pêcheurs. Dans cette écorégion, les prises accessoires font également beaucoup de victimes chez les mammifères marins, oiseaux de mer et tortues de mer.
 
	© Loblaw
© Loblaw

L’engagement envers des produits de la mer durables

Loblaw fait de l’approvisionnement en produits de la mer durables auprès de sources responsables une priorité sans compromis.

Pour en savoir plus
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© Susan Fudge / WWF-Canada

Dégradation des habitats

La pêche de fond mobile, comme le chalutage des poissons de fond et la pêche à la drague du pétoncle, peut avoir un effet dévastateur sur les habitats du fond de la mer. L’un des effets les plus inquiétants est la perturbation des zones de fraie et des nourriceries des espèces commerciales et dans les habitats fragiles, comme les coraux d’eau froide. D’autres méthodes de pêche, l’installation d’infrastructures pour l’exploitation pétrolière et gazière, et l’aménagement croissant des zones littorales ont également de sérieux impacts sur les habitats marins. 
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© Brian J. Skerry / National Geographic Stock / WWF

Pollution

La pollution sous ses diverses formes menace sérieusement la biodiversité de l’Atlantique du Nord-Ouest. Par exemple, le déversement illégal des huiles usées des bateaux tue quelque 300 000 oiseaux de mer chaque année au large des côtes des Maritimes. Quant à la pollution par le bruit causée par les relevés séismiques effectués dans le cadre de l’exploration pétrolière et gazière, elle cause de grands dommages à la baleine à bec comme à bien d’autres espèces. Enfin, les plateformes de production pétrolière et gazière répandent du pétrole et toutes sortes de produits chimiques dans les alentours. 

Espèces invasives

La prolifération des espèces invasives est une source d’inquiétude croissante dans cette écorégion de l’Atlantique. En effet, des espèces comme le crabe européen, ou crabe vert, se sont introduites ici par l’intermédiaire des eaux de ballast, et perturbent maintenant les écosystèmes côtiers. 

Réchauffement climatique

Les changements climatiques entraîneront à leur suite divers impacts d’envergure sur la biodiversité de l’Atlantique du Nord-Ouest. Par exemple, l’altération des flux du courant du Labrador pourrait modifier la température de l’eau de la région, et perturber les modèles de productivité primaire, ce se répercuterait sur toutes les espèces en présence.