Planification spatiale marine pour protéger la côte de la Colombie-Britannique | WWF-Canada
 
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Pour des océans en santé

Planification spatiale marine pour protéger la côte de la Colombie-Britannique

Depuis 2011, la Colombie-Britannique travaille en collaboration avec 18 Premières Nations, afin de colliger les réflexions de multiples acteurs locaux et de mettre au point le premier plan de gestion marine à grande échelle pour la région. On parle de 102 000 Km2 de territoire marin, qui s’étend sur les deux tiers de la côte nord de la Colombie-Britannique.


La région du Grand Ours est peuplée de communautés prospères, dont la culture et la subsistance dépendent de la qualité de l’environnement marin. La pêche fait partie intégrante de la culture des Premières Nations qui habitent le territoire : varech, harengs, pétoncles, panopes (palourdes royales), eulakanes (poissons-chandelles), saumons, sébastes et flétans sont à la base de la prospérité traditionnelle. En Colombie-Britannique, l’océan supporte plus de 100 espèces de poissons, de crustacés et de végétaux marins. Cette grande diversité, à son tour, supporte l’économie locale en favorisant le tourisme, la pêche et la récolte des fruits de mer et d’autres activités maritimes à travers toutes les communautés côtières.

Le 27 avril 2015, le partenariat de planification des espaces marins de la côte nord du Pacifique, ou Marine Planning Partnership for the North Pacific Coast (MaPP) a finalisé le plan de gestion marine pour la côte pacifique au nord de la Colombie-Britannique.



(en anglais seulement)


Pourquoi la Colombie-Britannique a-t-elle besoin d’un plan de gestion marine?


La côte pacifique de la Colombie-Britannique constitue une région saine et riche, mais fait face à une pression croissante provenant des activités humaines. Une meilleure planification et de meilleures protections marines sont nécessaires, dans le contexte où les projets d’oléoducs, de gazoducs, de transport maritime, d’activités portuaires et d’autres projets industriels se multiplient.

La MaPP permettra de guider ce développement en répondant à des questions telles que : Quelles industries locales croîtront, et où? Comment soutiendrons-nous le tourisme, la pêche et la récolte à l’avenir? Quels secteurs ont besoin de protections marines pour les baleines ou d’autres espèces?
 

Qu’est-ce qu’un plan de gestion marine?

 
	© Cat Holloway / WWF-Canon
La gestion marine se pratique partout dans le monde. Essentiellement, un plan de gestion marine est un schéma directeur qui présente la façon dont une région peut gérer l’augmentation d’activités commerciales, industrielles et récréatives tout en maintenant un écosystème marin en santé.

10 faits intéressants à savoir à propos du MaPP


(en anglais seulement)

La vie sous l’eau

La côte pacifique nord de la Colombie-Britannique abrite d’innombrables espèces de poissons, de crustacés et de végétaux marins. Explorez la carte interactive au livingoceans.org pour découvrir les habitants de la région et qui vit sous l’eau!

 
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Comment le plan de gestion marine fonctionnera-t-il?


Le MaPP reconnaît d’abord et avant tout qu’un environnement marin en santé est la base pour des communautés et une économie en santé.

Depuis 2011, des employés des Premières Nations et de la province de la Colombie-Britannique ont travaillé avec la participation d’acteurs provenant des secteurs de la foresterie, de la pêche, de la conservation, du tourisme et d’autres secteurs pour mettre au point une liste détaillée des priorités, des recommandations et des objectifs pour la région du MaPP, incluant l’identification de 18 341 km carrés de zones de protection marines (ZPM), attribuées comme aires de conservation.

Le plan final propose trois zones pour la région du MaPP, correspondant à trois différentes priorités :

Zones d’utilisation générale, comprenant plus de 60 % de la région du MaPP, où il y a une diversité d’utilisation qui sont permises, allant du tourisme à la pêche récréative, à l’industrie du transport maritime, pourvu qu’elles soient compatibles entre elles et avec l’environnement.

Zones d’utilisation spéciale, où la priorité est accordée à certaines utilisations telles que l’aquaculture de mollusques, le tourisme ou les projets d’énergies renouvelables, en raison de la durabilité de ces utilisations pour l’océan.

Zones de protection, qui constituent près de 20 % de la région, où la priorité est accordée à la conservation.

Maintenant qu’un cadre a été défini, le travail peut commencer : mettre ce plan en action à l’aide de lois, de politiques et une gestion efficace.
 

La contribution du WWF


Le WWF-Canada a offert son expertise scientifique pour soutenir le processus de création de la MaPP. Nous avons développé cette expertise par notre travail de conservation sur le terrain dans la région, où nous sommes présents depuis plus de 10 ans. Entre autres, nos recherches concernant les effets des changements climatiques sur le Pacifique (en anglais seulement), la gestion écosystémique et les impacts cumulatifs ont contribué à éclairer le processus.

Nous avons soumis une étude sur la pollution sonore – et ses effets sur les baleines à bosse, les épaulards et d’autres cétacés – car elle constitue un enjeu devant être inclus dans la planification. Notre travail visant à identifier l’habitat des zostères sur la côte nord et dans l’estuaire de la rivière Skeena (en anglais seulement), un facteur essentiel à la survie des saumons et d’autres espèces marines, a été intégré dans les outils de planification de la MaPP. Nous avons aussi collaboré avec d’autres organismes de conservation afin d’identifier des zones prioritaires où établir des aires marines protégées (AMP), afin de protéger la biodiversité. Enfin, nous continuons à travailler sur l’évaluation des impacts cumulatifs (en anglais seulement), afin de nous assurer que la MaPP considère les effets de l’accumulation des activités humaines sur les espèces marines et les écosystèmes.
 
	© Andrew S. Wright  / WWF-Canada
Sea stars cling to rocks at the tide line in Douglas Channel in the Great Bear Sea, B.C.
© Andrew S. Wright / WWF-Canada