Poissons-proies | WWF-Canada
 
	© Gilbert Van Ryckevorsel / WWF-Canada

Poissons-proies

Poisson-proies

Qu’est-ce qu’un poisson-proie?
Les poissons-proies sont des espèces marines de taille allant de petite à intermédiaire, dont se nourrissent de nombreux prédateurs, comme les oiseaux de mer, les baleines et les gros poissons tels que le thon et la morue. L’alimentation des baleines à bosse, baleines de Minke et phoques communs repose à 75 % sur ces petits poissons. Les poissons-proies les plus connus sont le hareng, le capelan et le maquereau.
 
Les poissons-proies nagent en eaux troubles
Les poissons-proies se retrouvent dans les trois océans canadiens. Ils sont vulnérables aux changements environnementaux et à la surpêche. Parce qu’ils se déplacent en bancs, ils sont faciles à attraper, même lorsque les stocks sont en déclin.
 
Plusieurs pêches au Canada ciblent les poissons-proies en tant que produits alimentaires, comme le hareng fumé ou mariné, ou pour une utilisation comme appât pour d’autres pêches, dont celle du homard. En 2016, le WWF-Canada a publié un rapport sur les poissons-proies au pays, Bouffe pour tous, qui signale que le statut des trois quarts des poissons-proies au Canada est méconnu. Cela signifie que les décisions prises concernant la quantité de poissons pouvant être capturés s’effectuent sans savoir combien de poissons-proies nagent réellement dans nos eaux.   
 
Bouffe pour tous révèle également que trois pêches de poissons-proies se trouvent dans un état critique dans l’Atlantique canadien et que dans tous les cas, les besoins des prédateurs ne sont pas pris en compte dans la gestion des pêches.     
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Macareux moine
© Frank PARHIZGAR / WWF-Canada
Ce que fait le WWF-Canada
 
Nous nous préoccupons de ces petits poissons parce que sans eux, il n’y aurait pas assez de nourriture pour les prédateurs déjà affamés tels que les bélugas, les baleines à bosse, les oiseaux de mer et la morue de l’Atlantique. Nos activités comprennent :
  • travailler avec nos partenaires pour moderniser la gestion des pêches afin de prendre en considération les besoins de plusieurs espèces;
  • renforcer l’écocertification des pêches de poissons-proies;
  • trouver une alternative à l’utilisation des poissons-proies comme appâts dans la pêche aux homards;
  • protéger les plages de fraie importantes pour les poissons-proies.
 
Comment vous pouvez aider
Si vous vivez à proximité ou que vous visitez les côtes du Québec et des provinces atlantiques, devenez un « citoyen scientifique » en signalant vos observations de capelans au Réseau d’observateurs du capelan, une application collaborative qui répertorie les observations d’activités de fraie du capelan.