Ce que fait le WWF | WWF-Canada

Ce que fait le WWF

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Un pêcheur des Premières Nations retire un saumon d’un filet, Stikine River Valley, Colombie-Britannique
© Sarah Leen/National Geographic Stock / WWF-Canada
Le Fonds mondial pour la nature mène dans plus de 40 pays, y compris au Canada, son action visant à améliorer les pratiques de pêche et de récolte des produits de la mer. Un des grands volets de cette action touche à la transformation des marchés des produits de la mer. C’est ainsi que nous veillons à la protection de la vie et des habitats marins, et à soutenir le moyen de subsistance des gens qui dépendent de la mer.

Les projets sont centrés sur la collaboration avec les pêcheurs, les gestionnaires de pêcheries, les négociants et les consommateurs de produits de la mer, afin que s’opère une réforme en profondeur des pêcheries marines commerciales en faveur d’une durabilité à long terme. L’objectif est de faire en sorte que les produits de la mer soient récoltés de manière à soutenir et protéger les milieux marins, les espèces qui y vivent et les gens qui en vivent.

Une partie du travail consiste à convaincre les grands acheteurs de produits de la mer d’insister auprès de leurs fournisseurs pour que ces derniers ne leur proposent que des produits provenant de pêcheries et de « fermes » d’aquaculture dûment certifiées. Cette écocertification doit s’accompagner d’une certification crédible tout au long de la chaîne d’approvisionnement, de manière à assurer la traçabilité du produit du bateau du pêcheur jusque dans notre assiette.
 

Transformation des marchés

En 1996, le Fonds mondial pour la nature a créé un partenariat avec la société Unilever pour mener des discussions sur les pêches sur une période de deux ans, un exercice qui s’est cristallisé en 1999 par la création du Marine Stewardship Council (MSC). Cet organisme sans but lucratif fait la promotion de solutions de rechange à la surpêche. Aujourd’hui, l’on trouve plus de 8 000 produits de la mer arborant l’écologo du MSC. Le partenariat se poursuit et le WWF travaille maintenant avec le MSC et les pêcheries à renforcer l’application des normes établies par le MSC, à accroître le nombre de pêcheries certifiées ainsi que la demande des consommateurs de produits MSC, et à contrer la pêche illégale. Pour plus de renseignements à ce sujet, allez voir la rubrique Pêche durable.

La promotion d’écocertifications comme celle du MSC comme moyen d’encourager les marchés à changer est une stratégie précieuse en vue de l’adoption généralisée de produits de la mer durables. La collaboration directe avec les entreprises, qui permet de rejoindre une vaste communauté de consommateurs et d’assurer la traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement, favorise le déploiement rapide et efficace de cette stratégie.
 
	© Damian Lidgard / WWF-Canada
Un employé de WWF-Canada teste du matériel de pêche au homard dans la baie de Fundy, en Nouvelle-Écosse
© Damian Lidgard / WWF-Canada

La contribution de Loblaw et son engagement envers des produits de la mer durables sont un formidable appui à notre opération pour le changement

En mai 2009, nous avons créé un partenariat avec la compagnie Loblaw, le plus grand détaillant en alimentation au Canada et qui s’est engagé à offrir uniquement des produits de la mer durables dans ses épiceries d’ici la fin de 2013. Pour en savoir plus sur l’engagement de Loblaw.

Loblaw est le premier détaillant en alimentation au Canada – et dans le monde – à s’engager aussi fermement envers de meilleures pratiques de pêche et d’aquaculture, autrement dit à s’engager en faveur de nos océans et systèmes en eau douce. Un engagement de cet ordre va bien au-delà de la simple démonstration d’appui à des « produits de la mer durables », car il ouvre la voie à la concrétisation d’une solution. En effet, une entreprise de la taille de Loblaw qui demande à ses fournisseurs qu’on l’approvisionne uniquement en produits de la mer durables exerce une pression certaine sur ses vendeurs, qui devront se tourner vers des produits de sources responsables. C’est ainsi que se met en branle l’effet domino qui se répercutera jusqu’au fond de la mer. Loblaw est le plus grand fournisseur de produits de la mer au pays, et sa décision d’exiger des produits durables a agi comme élément déclencheur d’un renouveau, et aidé à mettre sur le marché un nombre et une diversité accrus de produits de la mer responsables. Le consommateur a donc maintenant le choix.

Lorsque Loblaw aura atteint son objectif, ce seront plus de 30 pour cent des produits de la mer achetés et vendus au Canada qui proviendront de sources responsables. En plus, l’initiative de Loblaw pousse forcément le milieu de l’alimentation au Canada à revoir ses positions. Loblaw progresse à grands pas vers son objectif en matière de produits de la mer durables, et propose déjà au consommateur plus de 70 produits de capture certifiés MSC. C’est un fameux coup de main à la promotion de la mission du WWF!

Pour en savoir plus sur notre partenariat avec Loblaw

 
 
	© Loblaw
© Loblaw

Collaboration avec les pêcheurs

Après une décennie à travailler auprès des communautés de pêcheurs, nous savons d’expérience que le pêcheur doit jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration de solutions pratiques et praticables aux menaces qui pèsent sur la vie dans les océans. Le WWF s’appuie sur les connaissances scientifiques et encourage la recherche de pointe sur nos espèces en péril, afin de mieux comprendre leur habitat, leur comportement et les menaces qui pèsent sur elles.

Nous étudions également l’état des milieux sous-marins, ce qui nous permet de trouver des réponses aux questions entourant leur capacité et l’état d’un écosystème marin en santé et florissant.

Puis, nous mettons cette information au travail dans le cadre de partenariats avec des pêcheurs, et collaborons avec eux à trouver des solutions pragmatiques et sur le terrain, afin de combattre les facteurs de risque et mieux saisir le potentiel inhérent dans nos eaux. Par exemple, nous appuyons les mesures volontaires mises en place pour éviter l’empêtrement des baleines et l’utilisation de matériel de pêche conçu pour réduire les prises accessoires, afin de donner la chance aux stocks de poissons de se reconstituer. Voilà quelques exemples de solutions mises au point ici, que nous pourrons partager avec le reste du monde.

Investir dans la morue

Le WWF estime qu’un fossé profond sépare l’état actuel des pêches au Canada de ce qu’elles devraient être pour tirer profit de la croissance du marché des produits de la mer durables. Mais le poids économique des mesures à mettre en place pour combler ce fossé repose entre les mains de l’industrie de la pêche, et cela fait obstacle au changement. Nous savons que la valeur sociétale des services écosystémiques d’océans florissants est de 10 à 100 fois plus élevée que les coûts de la gestion en assurant le maintien. Quel que soit l’angle d’analyse, voilà un rendement sur lequel aucun investisseur sensé ne lèverait le nez. Voilà pourquoi le WWF est en train de mettre au point un modèle d’investissement financier dans les Grands Bancs du Canada pour que les bailleurs de fonds puissent « investir » dans la santé des océans. Cette nouvelle approche au financement de la conservation deviendra le modèle qui pourra être mis à contribution pour le rétablissement des pêches partout dans le monde. 
 
	© Gilbert Van Ryckevorsel / WWF-Canada
© Gilbert Van Ryckevorsel / WWF-Canada

Un avenir durable, ça se planifie

De meilleures pratiques, des incitatifs et la capacité d’opérer la transition vers la pêche durable et le rétablissement de l’écosystème, tout cela doit reposer sur une réglementation adéquate et des mesures efficaces de protection des eaux canadiennes. Et cette réglementation doit reposer sur une toute nouvelle approche à la gestion des océans.

Le WWF préconise de délaisser la gestion par espèce des océans et en silos des secteurs économiques qui y sont liés, en faveur d’une approche holistique qui s’appuie sur les outils scientifiques et les techniques de cartographie pour mieux comprendre les impacts de l’activité humaine sur nos écosystèmes marins complexes. Cette nouvelle perspective est mise de l’avant pour influer sur les mesures de conservation des habitats sous-marins qui sont essentiels à la biodiversité de nos eaux et à la résilience de toute forme de vie marine. Cette approche doit mener à faire passer la superficie des aires marines protégées au Canada de moins de 1 pour cent à au moins 10 pour cent d’ici 2020. 

Notre sondage le dit

Les Canadiens veulent des produits de la mer durables.

Conclusions du sondage

Ce que vous pouvez faire – que chercher à la poissonnerie

Choisissez des produits de la mer portant l’écolabel du MSC. Vous n’en trouvez pas? Demandez-les! Si votre poissonnier ou votre détaillant ne peut vous répondre, dites-lui que vous voulez savoir d’où viennent les produits de la mer que vous consommez et que vous exigez des produits clairement certifiés MSC. 

TRUC – Allez consulter les résultats de notre sondage sur la demande de produits de la mer durables par les consommateurs.

Lorsque vous commandez des produits de la mer au restaurant, demandez s’ils sont certifiés MSC. Le MSC est le seul système d’écocertification des produits de capture qui ait établi des normes entourant la performance des pêcheries et la traçabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement. L’écologo MSC est une attestation fiable et bien établie de la durabilité environnementale et de la traçabilité des produits de la mer du bateau de pêche à notre assiette.
 
	© WWF / Elma Okic
© WWF / Elma Okic

Logo MSC

Produits de la mer arborant l’écologo MSC.