Le Grand Ours en 10 points | WWF-Canada

Le Grand Ours en 10 points

 
	© Tim Irvin / WWF-Canada
 

La région du Grand Ours en Colombie-Britannique – c’est ici que l’une des dernières grandes forêts pluviales tempérées intactes du monde rencontre une zone marine parmi les plus productives des eaux froides de la planète, et certains des derniers grands cours d’eau sauvages sur terre. Le pays du Grand Ours est l’un des plus riches et spectaculaires écosystèmes de notre planète – un endroit vraiment unique au monde.

1. Un joyau écologique. La zone marine du Grand Ours borde la côte de la forêt pluviale du Grand Ours, au nord de la C.-B., la deuxième plus grande forêt côtière intacte que compte encore notre planète. En 2006, cette forêt pluviale a été placée sous protection dans le cadre d’un accord historique visant à assurer des pratiques forestières écologiquement responsables, à favoriser des économies durables et à donner corps aux décisions des Premières Nations relativement à leurs terres ancestrales.

2. L’habitat de nombreux ours. La région tient son nom des nombreux ours qui l’habitent– le grizzly, l’ours noir, l’emblématique ours noir de Haida Gwaii et le blanc ours Kermode, ou Ours Esprit, plus rare encore que le panda.
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© Natalie Bowes / WWF-Canada © Natalie Bowes / WWF-Canada © Natalie Bowes / WWF-Canada © Tim Irvin / WWF-Canada © Tim Irvin / WWF-Canada © Tim Irvin / WWF-Canada © Tim Irvin / WWF-Canada © Tim Irvin /WWF - Canada
 
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Le projet prévoit faire passer des pétroliers au cœur du territoire des Premières Nations de la côte de la Colombie-Britannique.
© WWF
Le projet prévoit faire passer des pétroliers au cœur du territoire des Premières Nations de la côte de la Colombie-Britannique.
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Femme de la nation Gitga’at au cours d’une célébration en grande maison
© Bessie Brown / Coastal First Nations
3. Territoire ancestral des Premières Nations. Le nord et le centre de la côte de la C.-B. ainsi que l’archipel Haida Gwaii constituent le territoire ancestral des 12 Premières Nations côtières, dont les droits à ces terres n’ont jamais été cédés ni abandonnés. L’objectif des communautés des Premières Nations est de revenir à un mode de gestion responsable des ressources de leur territoire, au moyen de pratiques durables sur les plans écologique, social et économique.

4. Refuge de nombreuses espèces en péril. La zone marine du Grand Ours abrite au moins 17 espèces de mammifères marins. Elle est un habitat essentiel pour de nombreux cétacés menacés ou en péril, de la baleine grise à l’épaulard, en passant par le rorqual commun, le rorqual boréal et la baleine à bosse.
 
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C’est dans la région du Grand Ours que se trouvent des aires marines parmi les plus calmes de la côte ouest du Canada.
© WWF
5. Les Premières Nations et communautés côtières dépendent de la mer. La zone marine du Grand Ours est synonyme de survie pour les Premières Nations et les communautés côtières de ces territoires, où les activités liées à l’eau constituent la base économique. Un rapport sur la contribution économique de la pêche commerciale et sportive en C.-B. a chiffré à 2,5 milliards de dollars par année les revenus et à plus de 30 000 emplois l’apport économique de cette industrie. 
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Récolte de crustacés dans la zone marine du Grand Ours.
© Bessie Brown / Coastal First Nations
6. Un trésor naturel mondial. La région du Grand Ours est un joyau écologique qui crée également des milliers d’emplois dans le milieu du tourisme – en zone marine, le tourisme représente des revenus de 104,3 M$ et 2 200 emplois à long terme.

7. Pas un endroit pour des pétroliers. Le Canada n’a ni les compétences ni les techniques nécessaires pour pallier efficacement un déversement important de pétrole dans cette région – une situation que les compressions budgétaires du dernier budget fédéral rendent encore plus critique. Les communautés qui dépendent de la zone marine du Grand Ours s’opposent avec détermination depuis des décennies à une expansion marquée du trafic pétrolier dans leur région. Les risques pèsent trop lourd dans la balance.

8. Des eaux imprévisibles. Selon Environnement Canada, le détroit d’Hécate dans la zone marine du Grand Ours est l’un des quatre plans d’eau dans le monde dont les eaux sont les plus imprévisibles. En hiver, les vagues peuvent atteindre 8 mètres, ici et dans le bassin de la Reine-Charlotte. On a même déjà enregistré des vagues de plus de 30 mètres. Et malgré cela, le projet d’oléoduc proposé dans cette région prévoit le passage dans ces eaux de pétroliers chargés de pétrole brut toxique – dont certains de près de 400 mètres de long – pour aller rejoindre l’océan Pacifique.

9. Des rivières pour nourrir la mer. La zone marine du Grand Ours est alimentée par certains des plus grands cours d’eau sauvages et intacts de la Colombie-Britannique, notamment les rivières Skeena et Nass.

10. Un milieu étroitement interconnecté. Le saumon incarne l’étroite interconnexion entre la mer, les rivières sauvages et la terre dans la zone marine du Grand Ours, où les innombrables ruisseaux et rivières se jettent dans des estuaires florissants et sont sources de vie pour les cinq espèces de saumon du Pacifique, qui nourrissent en retour les ours, loups, oiseaux et même les arbres de la forêt du Grand Ours.