Les petits poissons éprouvent de grandes difficultés selon le WWF-Canada | WWF-Canada

Les petits poissons éprouvent de grandes difficultés selon le WWF-Canada

Posted on 02 August 2016   |  
Fish
Saviour fish
Candlefish
Capelin
Eulakanes, rivière Nass
© Jennifer Rice
Saint-Jean (T.-N.L.), 2 août 2016 — Le Fonds mondial pour la nature (WWF-Canada) révèle la situation difficile dans laquelle se retrouvent les poissons fourrages dans son rapport Bouffe pour tous. Ces petits poissons sont essentiels pour la survie de prédateurs comme les baleines et les oiseaux marins, ainsi que pour le rétablissement des pêcheries commerciales telles que la morue du Nord.
 
Évaluant 27 pêcheries selon neuf critères, le rapport du WWF-Canada indique que :
  • Trois pêcheries sont dans des conditions critiques dans l’Atlantique : deux stocks de hareng dans le golfe du Saint-Laurent, ainsi que le maquereau de l’Atlantique. Une autre pêcherie préoccupante est celle du hareng du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse et de la baie de Fundy. 
  • Dans 75 % des pêcheries évaluées, le statut des réserves n’est pas connu, ce qui inclut toutes les pêcheries de capelan et toutes les pêcheries de Colombie-Britannique.
  • Dans tous les cas, la gestion des pêcheries ne prend pas suffisamment en compte les besoins des prédateurs.
  • Les effets de l’environnement et des changements climatiques sur les poissons fourrages demeurent largement méconnus.
Qu’est-ce qu’un poisson fourrage?
  • Les poissons fourrages sont de petits poissons, tels que le hareng et le capelan. Ils sont parmi les organismes les plus abondants dans les océans en termes de masse.  
  • Ils constituent une importante source alimentaire pour un large éventail de prédateurs. Certaines espèces, telles que les baleines à bosse, les baleines de Minke et les phoques communs dépendent du poisson fourrage pour 75 % de leur alimentation.
  • Les petits poissons sont très sensibles aux changements de l’environnement.
  • Les poissons fourrages sont vulnérables à la surpêche, car ils se rassemblent habituellement en bancs. Ils sont donc très faciles à attraper, même si les stocks diminuent.
Le WWF-Canada travaille à :
  • Assurer un approvisionnement pour les prédateurs, dont le béluga, la baleine à bosse, les oiseaux marins et la morue du Nord. 
  • Moderniser la gestion des pêcheries afin de prendre en considération les besoins de plusieurs espèces.
  • Renforcer l’écocertification des pêcheries de poissons fourrages.
  • Trouver des alternatives à l’utilisation du poisson fourrage comme appât dans les pêcheries commerciales telles que le homard. 
  • Protéger les plages à frayères pour le poisson fourrage commercial et non commercial.
 
Citation de David Miller, président et chef de la direction du WWF-Canada :
« Les populations de grands prédateurs comme les baleines à bosse, les oiseaux marins et les espèces commerciales telles que la morue ne se rétabliront pas si elles ne mangent pas suffisamment. C’est choquant de savoir que plusieurs de ces pêcheries sont gérées sans les renseignements appropriés concernant les stocks. Le rapport du WWF-Canada démontre qu’il reste beaucoup de travail à faire pour la protection des poissons fourrages, qui sont au cœur de nos écosystèmes océaniques. »
 
Le rapport est disponible ICI.
 
À propos du WWF  
Le WWF-Canada est la section canadienne du Fonds mondial pour la nature (WWF – World Wildlife Fund), l’un des plus importants organismes de conservation indépendants dans le monde. Le WWF propose des solutions aux grands défis de conservation de notre époque afin d’assurer aux humains de vivre en harmonie avec la nature. wwf.ca/fr

Pour plus de renseignements
Sophie Paradis | Directrice pour le Québec, WWF-Canada | 514.603.7627| sparadis@wwfcanada.org

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