Rapport Planète Vivante 2012 | WWF-Canada

Rapport Planète Vivante 2012

Notre mieux-être et notre prospérité dépendent de la nature

La planète a perdu environ 30 p. cent de sa biodiversité entre 1970 et 2008. Aux tropiques, cette perte atteint 60 p. cent.

La pression exercée sur les ressources naturelles a doublé depuis 1966, et nous exploitons actuellement l’équivalent d’une planète et demie pour soutenir l’activité humaine.

Les dix pays qui ont la plus grande empreinte écologique – et, donc, exercent le plus de pression sur le capital naturel – par habitant sont : le Qatar, le Kuwait, les Émirats arabes unis, le Danemark, les États-Unis d’Amérique, la Belgique, l’Australie, le Canada, les Pays-Bas et l’Irlande.

L’empreinte des pays à revenu élevé est cinq fois plus importante que celle des pays à faible revenu.

One Planet (En anglais)



Les régions très biodiversifiées assurent d’importants écoservices comme le stockage de carbone, du bois de chauffage, l’arrivée d’eau douce et des stocks de poissons marins.

Selon certaines prévisions usuelles, d’ici 2030, il nous faudra l’équivalent de deux planètes pour satisfaire nos demandes annuelles.

Le capital naturel – qui comprend la biodiversité, les écosystèmes et les écoservices – doit être préservé et, s’il y a lieu, rétabli comme l’assise des économies et des sociétés humaines. Accorder une plus grande valeur économique aux biens et services fournis par la nature contribuera à assurer la pérennité de nos économies et écosystèmes.

La perspective « Planète unique » du WWF nous suggère comment gérer, régir et partager le capital naturel tout en respectant les limites écologiques de la Terre.

Nous pourrons réduire notre empreinte en produisant plus à partir de moins et en consommant mieux, plus intelligemment, et moins.

L’empreinte du Canada

Le Canada exerce la 8e empreinte écologique par habitant; c’est deux fois et demie la moyenne mondiale. Les Canadiens consomment environ 3,5 fois de leur part équitable de la bioproductivité chaque année. Si tout le monde sur Terre avait le même mode de vie que le Canadien moyen, il nous faudrait l’équivalent de trois planètes et demie pour assurer notre subsistance. Plus de la moitié de l’empreinte totale du Canada est directement attribuable à l’utilisation de combustibles fossiles – une importante source d’émissions de carbone.

View from Space (En anglais)

À propos du rapport Planète vivante

Le rapport Planète vivante du WWF est publié aux deux ans depuis 1998 et est devenu une référence fiable sur la santé de la planète. Il décrit l’évolution de la biodiversité planétaire et les pressions exercées sur la planète par l’exploitation humaine de ses ressources naturelles.

Le rapport s’appuie sur deux indicateurs
  • l’indice Planète vivante, qui fait état de la santé des écosystèmes de la planète;
     
  • l’empreinte écologique, qui mesure l’ampleur des pressions qu’exercent les humains sur ces écosystèmes et la capacité de la planète à fournir des biens et services biologiques.
     
Ces indicateurs sont mesurés au cours de plusieurs décennies dans le but d’établir des tendances passées et d’éclairer ce que l’avenir peut nous réserver.

Le rapport Planète vivante est produit en collaboration avec la Zoological Society of London et le Global Footprint Network.