Rapport Planète Vivante 2014



Les Canadiens doivent choisir l’environnement et l’économie pour un avenir prospère

Le Rapport Planète Vivante 2014 du Fonds mondial pour la nature (WWF) plaide pour des solutions durables pour guérir notre planète dont les populations mondiales d’espèces sauvages sont en déclin continu.

En utilisant une méthodologie révisée, le rapport fait le constat des chutes des populations faunique de plus de 50 % en seulement 40 ans. Durant la même période, notre empreinte écologique – demande de ressources naturelles de la part de l’humanité – a continué à croître.

Pris dans leur ensemble, la perte de biodiversité et l'empreinte humaine insoutenable menacent les systèmes naturels et le bien-être humain, mais elle peut aussi nous orienter vers des actions visant à inverser les tendances actuelles. Le Rapport appelle à l’action concernant les stratégies de préservation, de production et de consommation plus judicieuse, et inclut des exemples de communautés ayant déjà opté pour de meilleurs choix pour réduire leur empreinte et la perte de biodiversité.

Le Rapport Planète Vivante révèle que les Canadiens utilisent environ 3,7 fois leur part de la productivité annuelle de la Terre, qui fait partie d'une tendance mondiale à la hausse de la demande pour les ressources par une population croissante. Cette tendance met d'énormes pressions sur la biodiversité de notre planète et menace notre sécurité future, la santé et le bien-être. La baisse corrélative de la biodiversité menace non seulement l'équilibre de nos écosystèmes, mais aussi les possibilités économiques.

© WWF

Principaux constats

  • Les populations de poissons, de mammifères, d’amphibiens et de reptile ont chuté de 52 % entre 1970 et 2010.
  • Les demandes de l’humanité envers la planète sont de 50 % plus importantes que la nature peut renouveler.
  • Nous utilisons actuellement l'équivalent de 1,5 planète pour soutenir nos activités – si tout le monde sur Terre vivait comme le fait un Canadien moyen, nous aurions besoin de 3,7 planètes pour soutenir notre demande.
  • Les recherches citées dans le rapport font le constat que le changement climatique est déjà responsable de l'extinction possible d'espèces.
  • Le Canada a la 11e plus grande empreinte écologique par habitant de 130 pays, derrière : le Koweït, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Danemark, la Belgique, Trinité-et-Tobago, Singapour, les États-Unis d'Amérique, le Bahreïn et la Suède.

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À propos du Rapport Planète Vivante

Le Rapport Planète Vivante 2014 est la 10e édition de cette publication phare que le WWF publie aux deux ans. Cette nouvelle édition – dont le thème est Des hommes, des espèces, des espaces, et des écosystèmes – s’intéresse au cheminement des populations de plus de 10 000 espèces de vertébrés de 1970 à 2010, recensé grâce à l’Indice Planète Vivante, une base de données que tient la Zoological Society of London. Quant à l’empreinte écologique de l’humanité sur la planète, elle nous est fournie par le Global Footprint Network.

L’Indice Planète Vivante est le fruit cette année d’une méthodologie de pointe, qui recense avec plus de précision les écosystèmes et les espèces de notre planète et offre un portrait plus net de l’état de notre environnement. Les données présentées révèlent que la situation des espèces à travers le monde est pire que ce que nous constations dans les rapports précédents, mais elles nous permettent également de cerner avec plus de précision les mesures de solutions disponibles.

« La santé de la nature est à la base de celle de notre économie. La prospérité future du Canada sera fonction de notre capacité de réaliser l’équilibre entre la santé économique et écologique et d’assurer l’épanouissement de notre environnement, notre principale richesse. L’heure est venue de prendre les devants, de réduire notre empreinte écologique et de nous engager résolument sur la voie d’un avenir durable. Comme nous le démontre ce Rapport Planète Vivante, il n’y a pas de temps à perdre. Nous devons travailler ensemble à bâtir un avenir meilleur, permettant l’harmonie entre les humains et la nature. »

- David Miller, président et chef de la direction, WWF-Canada

Le rapport Planète vivante Blue


Le rapport Planète vivante <i>Blue</i>

Le rapport Planète vivante Blue du WWF indique que les océans ont perdu environ 50 % de leurs populations d’espèces vertébrées, telles que les requins ou les tortues. Le rapport conclut toutefois qu’il existe des solutions afin de renverser cette tendance.

Cette mise à jour de l’étude du WWF indique que des populations de mammifères marins, d’oiseaux, de reptiles et de poissons ont fondu, en moyenne, de moitié au cours des 40 dernières années. Certaines espèces, essentielles à l’industrie de la pêche commerciale (telles que le thon, le maquereau ou la bonite – aussi appelée pélamide), ont quant à elles décru de près de 75 %.

Alors que la surexploitation constitue une menace considérable à la biodiversité marine, le rapport indique que les changements climatiques provoquent également des changements importants dans les océans, à un rythme effréné jamais vu depuis des millions d’années. La hausse de la température et de l’acidité de l’eau, causées par le dioxyde de carbone, aggravent les impacts de la surpêche et des autres menaces pesant sur les océans, comme la pollution et la dégradation des habitats.

Le rapport Planète vivante Blue est basé sur l’index Planète vivante, une base de données gérée et exploitée par les chercheurs de la Société zoologique de Londres (ZSL).
 
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Indice Planete Vivante 2014
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