Rapport Planète Vivante 2008

Le Rapport Planète Vivante du WWF annonce la diminution de l'offre de crédit écologique

 / ©: WWF-Canada
Living Planet Report 2008, Cover Image (French)
© WWF-Canada
Comme la demande humaine à l'endroit de la planète, en termes de capital naturel, dépasse de beaucoup la capacité de la Terre de répondre à cette demande, le monde se dirige vers un resserrement du crédit écologique.

Voici le signal d’alarme lancé dans la dernière édition du Rapport Planète Vivante du WWF, le document de référence prépondérant sur l’état de santé de la planète. À l’échelle mondiale, la population humaine exploite actuellement les ressources naturelles de la Terre à un rythme non viable. Nous vivons au-dessus de nos moyens et devons réduire notre impact sur la planète afin d’éviter un désastre financier, écologique et sociétal.

Selon le rapport, le Canada est l’auteur de la septième plus importante empreinte écologique au monde. (L’empreinte d’un pays est la somme de toutes les terres cultivées, des pâturages, des forêts et des zones de pêche nécessaires pour produire la nourriture, les fibres et le bois consommés par ses habitants, ainsi que pour absorber le gaz carbonique émis par l’utilisation de l’énergie.) Si chaque personne sur Terre consommait autant qu’un Canadien moyen, nous aurions besoin de trois planètes pour répondre à la demande!

Approximativement la moitié de l’empreinte écologique du pays découle de son empreinte carbone, dont l’origine tient principalement aux transports, au chauffage et à la consommation d’électricité.

L’« empreinte eau » constitue une nouvelle mesure ajoutée au Rapport Planète Vivante, visant à refléter la pression mondiale grandissante sur nos ressources d’eau douce. Le Canada est classé 12e en termes de plus grande consommation d’eau par habitant. Cette évaluation ne comprend pas que l’eau que nous consommons directement du robinet, mais d’une manière beaucoup plus significative, celle impliquée dans la production de biens de consommation faits ici, ou faits ailleurs et que nous importons (p. ex. : 2 900 litres d’eau sont requis pour produire une chemise de coton et 15 500 litres pour un kilo de bœuf).

Le Rapport Planète Vivante du WWF est publié à tous les deux ans depuis 1998 et il est maintenant reconnu comme un document de référence prépondérant sur l’état de santé de la planète. Il décrit l’évolution de l’état de la biodiversité mondiale et les pressions qui sont exercées sur la planète par la consommation humaine des ressources naturelles.

La diminution de l’empreinte écologique du pays requiert des mesures d’urgence de la part du gouvernement et de l’industrie afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de sauvegarder nos ressources d’eau douce. Vous pouvez également faire votre part en vous joignant à la communauté The Good Life!